FUKUSHIMA

Fukushima est une ville, ainsi qu’une préfecture japonaise, située au centre du Japon, au nord de Tokyo. La centrale nucléaire Fukushima Daiichi se trouve près de la côte pacifique, à une centaine de kilomètres de la ville.

L’accident nucléaire de Fukushima est le résultat d’une suite de catastrophes naturelle survenues le 11 mars 2011. Ce matin-là, un séisme sous marin à 130 km des côtes japonaises et d’une magnitude de 9.1, survient. La violente secousse fait trembler tout le Japon et est même ressentie jusqu’à Pékin, en Chine. Les autorités déclenche dans l’heure suivante une alerte tsunami.

La vague frappe de nombreux pays sur toute la côte pacifique américaine, de l’Alaska au Chili, sans faire beaucoup de victimes. C’est le Japon qui est le plus fortement touché, une grande partie des villes côtières sont détruites par la vague, atteignant par endroit jusqu’à 30 mètres de hauteur. L’eau rentre dans les terres, de quelques centaines de mètre à Fukushima à une dizaine de kilomètres à Sanriku, au nord de l’île principale. La population est évacuée, le tsunami a fait près de 18 000 victimes.
Le troisième acte de ce drame est l’accident nucléaire. La zone de la centrale était apparemment intacte, mais les alertes indiquants des problèmes au sein de la centrale se multiplie après le tsunami. Les systèmes de refroidissement tombent en panne, les réacteurs se réchauffent et entre en combustion. Les jours suivants le séisme et le tsunami, de nombreuses explosions ont lieu, le risque est sous estimés par les autorités japonaises qui l’évaluent tout d’abord à 4 puis 7 quelques mois plus tard, arrivant ainsi au plus haut niveau de l’échelle internationale des événements nucléaires, seulement atteint par Tchernobyl.

L’impact environnemental de cette catastrophe est sous estimé, le vent ayant déplacé les particules nucléaires vers l’intérieur des terres. De nombreux produits agricoles de la préfecture de Fukushima sont retirés de la vente car contaminés. Le périmètre d’évacuation de la population autour de la centrale ne cessent de s’élargir, passant de 2 km à une trentaine de kilomètres. C’est près de 95 000 personnes qui reçoivent l’ordre d’évacuation, mais des milliers de personnes fuient la région par peur des conséquences sur leur santé.
Ce n’est que quelques années après la catastrophe que le gouvernement japonais reconnait peu à peu la mauvaise gestion de la crise nucléaire, ainsi qu’en tant qu’accident du travail la mort de certains employés de la centrale suite à des cancers ou des leucémies. Pour la population n’ayant pas été directement exposée, le développement de maladies pourrait être plus tardif.

Aujourd’hui, la ville et ces alentours sont toujours à l’abandon, et avec ses allures de région fantômes, très peu d’habitants sont revenus y vivre. Dans les maisons comme d’anciens lieux publics, tout est figé dans le temps. De nombreux touristes et explorateurs urbex y viennent pour constater les nombreuses conséquences de cette catastrophe.

Le nettoyage de la centrale et des zones environnantes , pourrait durer plusieurs décennies.

On peut trouver des compteurs Geiger un peu partout dans la ville qui affiche la radiations.
Les unités couramment utilisées pour mesurer les radiations ionisantes sont le gray (Gy) pour la dose absorbée et le sievert (Sv) pour la dose équivalente . Pour un ordre d’idée
une personne en France reçoit en moyenne 4,5 millisieverts par an .(naturelle, radio médical, avion…)

Toutes la terre est radioactive sur 1m de profondeur , on peut trouver les déchets stocké dans les sacs noir un peu partout.

Une zone d’accès restreint a été instaurée dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale. Les familles doivent demander l’autorisation pour revenir chercher des biens dans leurs anciennes demeures. Une zone de préparation à l’évacuation a également été créée entre 20 et 30 kilomètres autour de la centrale.

Des travaux intensifs de décontamination ont été menés pour permettre aux habitants de revenir s’installer en sécurité. Cependant, certaines zones restent interdites en raison des niveaux de rayonnement. Les déchets contaminés, y compris la couche superficielle des terres agricoles, ont été retirés et stockés dans des sites temporaires .

La situation à Fukushima reste complexe et nécessite une gestion continue pour assurer la sécurité des habitants et la protection de l’environnement.